Théme : L'Evangile de Luc
Appéciation :

22 - Si On Essayait la Gentillesse ?

Lecture : Luc 6 : 27-36.
La semaine passée nous avons vu, " Un sermon sur un plateau ". Qui est semblable au sermon sur la montagne !
Aujourd'hui nous allons voir ce que l'on appelle souvent, " La Règle d'Or ! " La meilleure définition de la gentillesse.
Nous verrons ce que cela peut produire dans votre entourage, votre mariage, le travail et la famille.
Bien des gens diront que personne ne peut vivre à ce niveau ! Cela ne produit que frustration car il semble impossible à vivre !
Il nous faut d'abord dire quelques mots sur ces principes énoncés par Jésus :

1 -Premièrement : Ce sont des directives personnelles et non nationales ou de groupes

a / - Jésus ne parle pas ici de lois nationales ou de stratégie de groupe. Combien de temps une banque survivrait-elle en appliquant la règle de Jésus de, " Prêter sans attendre en retour " ?

b / - Dans la parabole des talents, Jésus lui-même parle de la possibilité d'investir son argent pour gagner des intérêts. Si vous travaillez dans un établissement bancaire, que ces paroles ne viennent pas vous perturber. (Mais attention ! La Bible est contre les intérêts exhorbitants.)

c / - Si une nation devait " tendre l'autre joue ", que ferait-elle si elle est attaquée ? Nous venons de rappeler " Le 6 juin, jour du débarquement ", à juste titre ! Voilà une génération qui s'est élevée contre les forces du mal et à qui nous devons la liberté ! Quelle tragédie, le jour de la découverte des camps de concentration !!!

d / - Certains qui ont mal compris ces mots de Jésus, voudraient que la nation n'ait plus d'armée, de police ou de gendarmerie ! Oui ! D'accord ! Quand il n'y aura plus de mal sur la terre !!!

e / - Ces principes de Jésus sont individuels, pour le comportement personnel. MAIS CELA N'EMPECHE PAS UNE NATION DE PRATIQUER LA BONTE…

2 - Deuxièmement : Ne suivez pas ces directives pour gagner le salut MAIS pour démontrer le salut

a / - Des gens peuvent penser qu'ils iront au ciel parce qu'ils suivent les règles du Sermon sur la Montagne… Ce que nous avons ici, c'est ce qui est exigé de nous QUAND NOUS SOMMES SAUVES ; Et non pas AVANT d'être sauvé.

b / - Il est possible d'être bon et ne pas être chrétien. Nous encourageons beaucoup les actes de charités, et nous devons favoriser cela. MAIS cela ne fera pas de vous un chrétien !

c / - Ce n'est qu'en acceptant Jésus comme Sauveur et Seigneur que nous devenons chrétien.

d / - C'est une erreure de penser que vous pouvez aller au ciel en obéissant à la règle d'or, ou en tendant
l'autre joue !

e / - MAIS si vous êtes un racheté, ce sont là des choses que vous voudrez faire…

3 - Troisièmement : Ce sont des choses qu'il est impossible de pratiquer sans la PUISSANCE du Saint-Esprit

a / - Bien des chrétiens se sentent frustrés parce qu'ils essayent de les vivre avec leur propre force !

b / - Peut-être vous dites, " Aimer mes ennemis, c'est plutôt dur ! " Eh bien NON ! C'est impossible

c / - Aimer vos ennemis, c'est impossible ! Démontrer de la gentillesse à ceux qui vous ont fait du mal, ce n'est pas difficile, c'est impossible et le plus vite vous le comprenez, le plus vite vous soumétrez votre vie au Saint-Esprit.

d / - Aimer les ennemis n'est pas un amour normal ! C'est pas naturel ! Etre gentil avec des gens mesquins, c'est pas naturel !!! Ce n'est pas un comportement normal. CELA NE PEUT ETRE QUE SURNATUREL ! Par le Saint-Esprit…

e / - Si vous ne réalisez pas cela, vous allez devenir nerveux et frustré.

4 - Quatrièmement : Cette façon d'agir est un reflet du caractère de Dieu

a / - A quoi Dieu ressemble-t-il ? Il est l'exemple même de celui qui aime ses ennemis. Qui sont ses ennemis ? NOUS LES HOMMES ! Col. 1 : 21- " Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort "

b / - Le fait que Dieu nous aime dans notre état de péché, témoigne que Dieu aime ses ennemis ! Au V. 35, " il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. "

c / - Rom. 5 : 10 -" lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, "

d / - Plus vous pratiquerez ces principes, plus vous avancerez dans la piété. Plus vous ressemblerez à Jésus qui est Dieu fait homme !

e / - Voulez-vous savoir ce que ferait Jésus à votre place ? Il aime ses ennemis, il tend l'autre joue et il est bon et pardonne !

Illustration :
Le principe majeur qui se dégage de cet enseignement, c'est : " Vous traitez les autres de la façon dont vous aimeriez être traité. " Jésus a dit, " Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites -le de même pour eux. "
Cette règle vaut plus que tout l'or du monde !!! Elle exige de nous une vie radicalement différente. D'autres leaders religieux ont déclaré des choses à peu près similaires. Seulement eux le disent de manière négative :
Le Rabbin Hillel dit : " Ce qui est haïssable pour toi, ne le fait pas à d'autres. " Philon le grand philosophe d'Alexandrie dit : " Ce que tu n'aimes pas subir, ne le fait à personne d'autre. " Confucius aussi a déclaré :
" Ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fait pas à d'autres. " Socrate, Boudha, Aristote et d'autres ont dit des choses semblables, mais elles sont toutes à la forme négative… Jésus n'a pas dit : " Ne faites pas… " Il a dit : " FAITES… "
N'attends pas que les autres te fassent d'abord quelque chose pour savoir comment tu dois les traiter… Jésus dit : " FAIS AUX AUTRES CE QUE TU VEUX QU'ON TE FASSE "

5 - Démontrer de l'amour à vos ennemis, oui, mais comment ?

a / - L'amour est un choix. La gentillesse c'est la démonstration de cet amour, l'amour en action !

b / - Il faut faire la différence avec le mot " amour ". En grec il y a le mot, " Eros ",qui est l'amour romantique. " Philéo ", qui est la préférence. Puis il y a le mot que Jésus a employé, qui est, " Agapé ", qui veut dire, rechercher le meilleur pour l'autre.

c / - Voici une petite idée de ce que Jésus a sans doute voulu dire :

6 - On vous a blessé ? N'exercez pas de représailles (Présente l'autre joue)

a / - Cela ne veut pas dire que le mari peut être violent et la femme et les enfants doivent se laisser faire.

b / - La violence physique n'est jamais justifiée. Nos enfants ne sont pas là pour qu'on exerce notre force sur eux… Et nos épouses non-plus ! Il est normal de se protéger et protéger sa famille.

c / - Qu'est-ce que Jésus a voulu dire ? A cette époque, il y avait la pratique de " défier la personne ", ou, lui faire " Un affront ". Un peu à la manière de provoquer en duel en jetant le gant à la figure…

d / - Un spécialiste de la vie juive au temps de Jésus écrit : " Etre giflé sur la joue droite ", se réfère,
non pas à un coup douloureux porté lors d'une attaque, mais à la claque déloyale
intentionnellement insultante, avec l'intention d'exprimer le plus grand mépris et la provocation. "

e / - Jésus voudrait parler de PROVOCATION. Il ne faut pas céder à la provocation. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas vous protéger ou, vous défendre si vous êtes attaqué !

f / - Jésus dit, " Ne vous laissez pas entrainer dans un conflit, si vous êtes provoqué. " Il faut être DEUX pour un conflit.

7 - Quand la loi dit : " Œil pour œil, dent pour dent. "

a / - C 'était pour enseigner la retenue. La nature pécheresse dit, Tu m'as crevé un œil, moi je vais te crever les deux !!! Ou alors, Tu m'as cassé UNE dent, moi je vais te casser TOUTES les tiennes !

b / - Mais Jésus est venu avec un principe encore plus radical. Il dit : " Si quelqu'un te fait du mal, n'exerce pas de représailles. "

c / - Si nous ne faisons pas attention, bientôt il ne restera plus de dents à personne !!!

d / - Il faut toutefois reconnaître que les gifles que nous recevons, sont plus souvent verbales que physiques… Pro. 15 : 11 - " Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. "

Illustration :
Avant que la télé ne fasse son apparition, il y avait une émission humouristique à la radio. C'était l'histoire de deux gars, style Marius et Olive ! Un des deux était particulièrement exaspéré à l'égard d'un bonhomme dans la rue qui, à chaque fois qu'il le rencontrait dans la rue, en allant au travail, ce bonhomme lui donnait une tape sur la poitrine et disait " Salut ! " Cela le rendait malade… Il ne supportait pas qu'on le frappe sur la poitrine. En se plaignant à son ami, il lui dit qu'il a décidé de faire quelque chose pour ça ! Il lui dit, " Demain matin, je vais m'attacher quelques batons de dynamites sur la poitrine, et quand ce gars va venir encore m'ennuyer et frapper la dynamite, il va se faire sauter la main !!! " Vous croyez faire du mal aux autres, mais ça se retourne contre vous…

8 - Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique.

a / - A première vue, on penserait à quelqu'un qui veut vous voler le manteau, et il ne faudrait pas lui résister ; Et même lui donner aussi la chemise !!! En langage moderne ça voudrait dire : " Si quelqu'un pénètre chez toi et te prend la télé, donnes lui aussi le magnétoscope ! "

b / - Mais si nous connaissions un peu la culture de cette époque, nous comprendrions mieux ces paroles.

c / - Si vous étiez un hébreux qui a besoin d'emprunter quelque argent, vous demanderiez un prêt à un individu. Selon la coutume du jour, si vous empruntiez une certaine somme d'argent, vous deviez offrir votre manteau en tant que " garantie ". Si vous ne remboursez pas, la personne garde le manteau. Par contre, c'était un compliment à votre personne, si le prêteur ne demandait pas votre manteau en gage.

d / - Par contre, si le prêteur ne vous connaissez pas ou ne vous faisez pas confiance, il vous demande le manteau et même, si vous êtes un gars à risque, il vous demandera aussi la chemise… !!! Alors là c'était une insulte, car un juif respectable ne s'enlèverait pas la chemise en publique.

e / - C'était déjà pas un compliment si on vous demande le manteau, mais si en plus on vous demande la chemise !!! Quel affront !

9 - Que veut dire le Seigneur ?

a / - Si quelqu'un t'insulte en doutant de ton intégrité, ne laisse pas éclater ton indignation, ta colère !

b / - Donne aussi ta chemise… Quand j'ai dû faire un emprunt pour l'achat de l'appartement à Vitrolles, la dame a interrogé la Banque de France… Elle a tapé mon nom. Presque ausitôt la réponse est venue : " J'étais interdit bancaire depuis plusieurs années… !!! " C'était bien mon nom et ma date de naissance ! J'ai sorti tous mes chéquiers et mes cartes de crédit, rien à faire, elle doutait de moi !

c / - Jésus enseigne l'humilité… Au bout d'un moment, il s'est avéré que c'était un autre Ségura, qui habitait Lyon et qui était né le même jour que moi, à Sidi Bel Abbès !

d / - Vous serez insulté, vous serez haïe et on ne vous croira pas.

e / - V. 22 - " Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme! "

f / - Avez-vous remarqué comme c'est facile d'aimer les gens qui vous manifestent de l'amour ? Mais la bonté, ce n'est pas d'aimer ceux qui vous aiment ! Mais de démontrer de l 'amour à vos ennemis !!!

10 - Si vous dites, " Seigneur, apprends-moi à aimer ! " Que croyez-vous qu'il va faire ?

a / - Pensez-vous que Dieu va vous envoyer une personne douce, aimable et gentille pour que vous l 'aimiez ?

b / - Pas du tout, il va plutôt vous mettre en présence d'un vieil ours mal lécher… Il va vous dire, " Tiens, aime cette personne pendant un moment et quand tu en auras fini, je t'en enverrai une autre… !!! "

c / - Jésus dit : " Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? "

d / - Le mot " GRE " en grec, c'est le mot " Charis ", qui est traduit par grâce… C'est comme si Jésus disait, " Si vous aimez ceux qui vous aiment, où avez-vous manifesté la grâce ? "

e / - La grâce de Dieu en nous, nous rend capable d'aimer nos ennemis, de présenter l'autre joue et de ne pas être irrité quand on nous insulte.

Illustration :
C'était durant les vacances de Noël et un monsieur avait garé sa voiture pour aller s'acheter le journal. Il remarqua un garçon sal et en habits déchirés qui regardait sa voiture. Il se dit que s'il ne faisait pas vite, il manquera certainement un enjoliveur au retour… Il revint avec le journal sous le bras et au moment d'ouvrir la portière de la voiture, le garçon lui demanda : " Monsieur ! Combien doit coûter une voiture neuve comme ça ? " Et le monsieur répondit, " Je ne sais pas, mon frère m'en a fait cadeau l'année dernière à Noël. " Avec des yeux incrédules le garçon regardait la voiture, émerveillé. Puis il a dit quelque chose d'inatendu. Il n'a pas dit ce que vous auriez pensé. " Oh ! J'aimerais avoir une voiture comme ça ! " Non ! Il a dit, " Oh ! Comme j'aimerais être moi aussi un frère comme ça ! "

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