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LA VIOLENCE, UN MAL RECURRENT ... (Pentecôte - Février 2003)

Qu'appelle-t-on la violence ? Les dictionnaires la définissent comme étant l'abus de la force, une force dont on use contre le droit commun, contre les lois et contre la liberté publique. Elle est notamment synonyme de : brutalité, emportement, agressivité, oppression, révoltes, attentat, terrorisme, déchaînement, tortures, sévices, viols, injures...

Un mal séculaire
C'est dans Genèse 4/3-8 que l'on trouve le premier récit faisant état de violence. Caïn commence par éprouver de la jalousie envers son frère Abel ; il s'irrite contre lui et contre Dieu. A la violence verbale initiale, succède la violence physique qui débouche sur le premier meurtre. Cette violence va ensuite se répandre puisqu'il est écrit que du temps de Noé "la terre était pleine de violence" (Genèse 6/11). Le déluge ne va pas résoudre ce problème : "Les habitants de Sodome pressèrent Lot avec violence" (Genèse 19/9). Dans le Psaume 55 verset 10, David fait le constat suivant : "(...) je vois dans la ville la violence et les querelles".
Le philosophe grec Hésiode écrivait au VIII siècle avant J.-C., dans son ouvrage "Les Travaux et les Jours" : "Je n'ai aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain. Parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible... Notre monde atteint ur stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être loin". Vingt-neuf siècles plus tard, il n'y a toujours rien de nouveau sous le soleil dans ce domaine !

Un mal actuel
Il ne se passe pas une journée sans que les médias parlent de problèmes de violence à l'école, dans les villes, dans les campagnes, au sein des familles, etc.
Sans doute avez-vous été horrifié par ce crime où un jeune de 17 ans a tué de dix-sept coups de couteau son amie de 15 ans en s'inspirant du film "Scream" Comment ne pas s'alarmer quand on apprend qu'une fillette de 10 jours a été violentée par son père ? Les taux de délinquance en France rejoignent désormais ceux des Etats-Unis. Les incivilités, les dégradations, vols et agressions verbales se sont multipliés par trois, en 10 ans.

D'où vient cet accroissement ?
Patrice Huerre, psychiatre des hôpitaux, souligne "le problème de l'éclatement des familles, le rôle des médias et l'emprise du groupe sur les individus" (Figaro du 2 mai 2002).
L'influence de la télévision est loin d'être négligeable, jugez-en par vous-même : en 1995, on pouvait voir en moyenne 9,5 crimes et agressions par heure, soit 1 596 par semaine et donc 82 992 par an ! ...
Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Paris IV, déclarait sur ce sujet "Les enfants jusqu'à 15 ans au moins ne peuvent être soumis indifféremment aux images pornographiques. Celles-ci constituent une forme d'effraction violente dans leur intimité affective, par une exposition trop précoce à la sexualité des adultes. Ces images ne leur permettent pas de conserver un statut d'enfant, ni de continuer à satisfaire des désirs d'enfants. Elles sont susceptibles de les habiter comme un corps étranger qui influera de manière traumatique sur leur comportement" (Figaro du 13 juillet 2002)
Selon une étude publiée par la revue américaine Science du 19 mars 2002, parmi ceux qui, à l'âge moyen de 14 ans passent moins d'une heure par jour devant la télévision, , 5,7 d'entre eux commettraient des actes violents à 16 ou 22 ans.
Ce pourcentage monte à 22,5 % pour ceux-qui passent entre une et trois heures par jour, et à 28,8 % (45,2 % pour les hommes et 12,7 % pour les femmes) pour ceux qui la regarderaient plus de' trois heures par jour.

Y a-t-il un remède ?
Seul Jésus peut dissiper ces ténèbres de la violence : "Je suis venu comme une lumière dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres" (Jean 12/46).
Lui qui apportait la paix (Luc 2/14), sa venue a déclenché le meurtre par Hérode de tous les enfants de deux ans et moins (Matthieu 2/16). Lui qui était venu pour faire du bien, c'est la haine de ses contemporains qu'il a encourue, au point de se faire arrêter puis crucifier comme un brigand. Il a refusé la violence que Pierre avait exercée pour le défendre lors de son arrestation. En revanche, par son sacrifice, il a polarisé sur lui toute la violence humaine ainsi que la colère de Dieu.
La foi en lui permet de devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5/17), dans laquelle le Saint-Esprit peut notamment produire le fruit de la tempérance ou maîtrise de soi (Galates 5/22). C'est ainsi que beaucoup ont été débarrassés personnellement du fléau de la violence et de ses séquelles. Le remède çonsiste donc à venir à Christ et à conduire nos proches vers lui, en particulier nos enfants. La mesure de prévention consiste à veiller sur eux, en leur fixant des limites à ne pas dépasser : veiller sur leurs fréquentations, leurs lectures, les programmes télé et Internet, les jeux vidéos (certains sont d'une violence éxtrême), les jeux de rôle, etc. Il vaut mieux prévenir que guérir !

Bernard Kowalczyk

article daté du 06-10-2005
   


 

 

 

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