Comme au temps de Noé, notre terre est, à nouveau, pleine de violence. Violence de proximité (meurtres, viols, agressions ou «incivilités») ou violence planétaire (guerres ou terrorisme), nous avons mille occasions de nous plaindre.
Il est cependant une forme de violence bien plus sournoise et pourtant redoutable : on peut faire beaucoup de mal par de simples paroles. Avant de crucifier Jésus, les hommes l’ont critiqué, calomnié, se sont moqués de lui. Des taureaux de Basan m’environnent, ils ouvrent contre moi leur gueule disait-il. Lui qui était la Vérité personnifiée, des langues mensongères se sont liguées pour tenter de salir sa robe blanche.
Les mots l’ont blessé, les clous l’ont tué. Mais il a été plus fort que le mensonge et la mort.
Ce combat du Mal contre le Bien dure encore aujourd’hui. Sournois, pervers, il s’étend même dans des zones où l’on ne l’attendait pas. La désinformation (euphémisme pour désigner le mensonge…) est une arme redoutable entre les mains de Satan. C’est ainsi que, dans les journaux, une publicité représentant une femme nue sera qualifiée d’audacieuse, mais quand on apprend que dans la presse américaine, on n’accepte plus les seins nus dans les spots publicitaires, on parle de puritanisme ou de régression.
Selon les normes que l’on tente de nous imposer, la virginité serait démodée, la fidélité conjugale ridicule (c’est ce que disent certains enseignants à leurs jeunes élèves), la morale hypocrite et la ferveur religieuse une forme de sectarisme.
Et que dire des théologiens dévoyés faisant dire à la Bible ce qu’elle ne dit pas ? L’Eglise ne doit pas marcher à l’audimat : même dite avec le sourire, des mines pieuses et des paroles doucereuses, une erreur ne devient pas une vérité parce qu’elle plaît au plus grand nombre. Tordre le sens des Ecritures, n’est-ce pas une forme de violence ?
Dans ce combat permanent de la lumière contre les ténèbres, nos armes sont spirituelles. Nous continuerons à prêcher le vieil Evangile de la repentance et de la sainteté : loin d’être périmé, il est toujours aussi efficace. Nous voyons couramment, dans nos Eglises, des délinquants retrouver le chemin de l’honnêteté et des violents, celui de la douceur.
« Ceux qui prendront l’épée périront par l’épée, a averti Jésus ». L’amour est plus beau que la haine, il a aussi plus d’avenir, car il est divin.
Gérard FO