Dimanche 24 février
C’est le jour du départ. Une visite écologique est organisée, que l’on pourrait appeler « la terre d’Israël » ; elle débute dans les locaux du KKL, organisme qui s’occupe depuis longtemps (bien avant la naissance de l’état d’Israël) de tout ce qui concerne la nature, sa sauvegarde, son environnement. Notre guide David Shapira, sera notre conférencier. Il est venu spécialement de Paris pour cela.
Autrefois, ce pays avait de grandes forêts (David s’y cachait). Mais
les arbres n’ont pas été soignés, ils ont laissé la place aux marécages
(qui ont amené la malaria) puis aux déserts. Le KKL a entrepris une
œuvre immense de reboisement. Les enfants plantent des arbres, les
visiteurs aussi. Depuis le début, le KKL a planté 230 millions d’arbres
(3,7 % de la surface du pays, contre 1 % en Syrie et 25 % en France).
« Le désert refleurira », a dit la Bible (1), cette prophétie s’est
accomplie littéralement. Dans le désert du Néguev, on trouve de
nombreux parcs, ainsi que des fermes produisant des fruits et des
légumes dont une partie est même destinée à l’exportation. L’irrigation
se fait par le goutte à goutte. On compte 200 réservoirs d’eau dans le
pays.
Nous trouvons dans la Bible beaucoup de conseils d’ordre écologique.
Lors d’un siège, par exemple, il ne fallait pas détruire les arbres (2)
On devait enterrer les cadavres dans la journée (21/22) etc.
Notre dernière visite sera pour « Neot Kedummim », parc biblique de 260
ha, où tous les types d’arbres et de fleurs existant au temps de Jésus,
par exemple, ont été reconstitués, ainsi que les activités agricoles
(pressoirs à huile ou à vin, citerne en pierre…) Le temps est doux, un
parterre de petites fleurs sur fond d’herbe verte constitue, surtout
dans ce pays, un vrai enchantement. Notre guide nous fait remarquer une
petite fleur d’un rouge vif. Il s’agit de l’anémone, appelée le « lys
des champs » (3). Avril marque souvent, en Israël, le début de la
saison chaude : un vent du désert souffle brutalement et les fleurs
sèchent comme dans un four (4)
Nous apprenons à reconnaître l’hysope, qui pousse sur la muraille
(5), (symbole d’humilité) et le cèdre (orgueil). Le guide nous lit les
passages bibliques correspondants, c’est une leçon de nature très
pédagogique et vivante.
Le dernier repas de notre périple est d’une simplicité biblique. Un
couple d’arabes fait cuire des galettes sur une plaque en fer, que nous
garnissons avec des nourritures préparées « à l’ancienne », le tout
devant une immense tente plantée comme aux temps des patriarches
C’est le moment des adieux et du bilan. Nous avons rencontré des frères
et sœurs, juifs messianiques et arabes, nous les avons écoutés. Les
autorités du pays nous ont reçus, les membres de la délégation du CNEF
ont appris à mieux se connaître. Et retrouver la terre de la Bible est
une expérience sans aucun doute utile.
Fraternelles salutations à tous.
Gérard Fo
(1) Esaïe 35/1)
(2) Deutéronome 20/9)
(3) Matthieu 6/28
(4) Esaïe 48/7
(5) 1 Rois 4/33