Samedi 23 février
Ce matin, nous voici en route pour Bethlehem. La ville se trouve dans la banlieue de Jérusalem, et fait partie des territoires dits « libérés » ou « occupés » selon les opinions politique et « administrés » si l’on veut rester neutre, comme nous le fait remarquer avec humour notre guide Nous sommes reçus, dans une Eglise, par le président du Conseil des Eglises Evangélique des territoires palestiniens. Il travaillent dans des conditions difficiles, comme nous pouvons l’imaginer. Les autorités ne leur accordent pas la reconnaissance qu’ils donnent aux Eglises historiques. Plusieurs pasteurs interviennent pour se présenter et notamment celui qui travaille à Gaza. Il y a dans ce territoire 1,5 millions d’habitants. Ce pasteur a passé son doctorat en théologie aux Etats-Unis en 1999. Son Eglise a une influence spirituelle ( il suit chaque semaine 100 à 150 personnes) et sociale (une école primaire, une clinique, une librairie et une aide alimentaire pour les nécessiteux, puisque le chômage est de 5O %). En temps que chrétiens nous prions et soutenons souvent le peuple d’Israël, mais nous ne devons pas oublier les populations palestiniennes : nous avons là-bas des frères et des sœurs qui ont besoin de notre aide et de notre intercession. Nous terminons ces moments émouvants par une prière les uns pour les autres. Ensuite, nous concrétisons notre amour fraternel en allant tous acheter divers souvenirs dans le magasin d’un frère avant d’aller prendre le repas dans un restaurant tenu par un chrétien. Justement, le directeur international de l’Alliance évangélique mondiale, le Docteur Geoff Tunnicliffe est présent, il doit rencontrer le lendemain Monsieur Shimon Perez, le chef de l’état, il lui parlera de certaines difficultés que nos frères évangéliques rencontrent actuellement. L’après midi nous devons partir rapidement car on nous attend au Jardin de la tombe où nous allons chanter un cantique, écouter un message apporté par Frédéric Baudin, vice-président de l’Alliance évangélique française : Jésus est vivant, quel message bouleversant et actuel. Puis la délégation va visiter l’Institut biblique créé récemment par notre collègue le pasteur Jacques Elbaz. Nous apprécions la qualité des locaux et l’exposé dynamique qu’en fait notre frère. Il est heureux, ainsi que son épouse, de notre présence et de l’intérêt manifesté par tous ces représentants du monde évangélique. Pour terminer la soirée, nous allons à un diner officiel dans un grand hôtel de Jérusalem, invités par l’association des hôteliers de la ville et accueillis par son représentant. Au moment des allocutions, Stéphane Lauzet explique la raison de notre présence en Israël en tant qu’Eglises évangéliques : rencontrer et écouter des hommes et des femmes et pas seulement voir des pierres. Comme les juifs, les chrétiens évangéliques sont très minoritaires dans une société de plus en plus déchristianisé, et comme eux, nous avons été persécutés ou victimes de discriminations. Un représentant du ministère du Tourisme et un autre de la Mairie de Jérusalem nous remercient de notre présence et des paroles chaleureuses prononcées. Nous recevons tous un certificat attestant que nous sommes nommés « Ambassadeur de bonne volonté du tourisme en Israël ». Pourquoi pas ? Il n’y a rien de mal à faire du tourisme quand on peut. Mais dans le fond du cœur nous pensons que nous sommes toujours, par le cœur et l’esprit, ambassadeur de Jésus-Christ en tout lieu ici-bas. A demain.
Fraternellement. Gérard Fo
|