Jeudi 21 février
Nous quittons notre kibboutz situé dans le désert de Judée (à 300 mètres en dessous du niveau de la mer) pour prendre la route de Jérusalem et nous comprenons pourquoi l’on parle de « monter » à Jérusalem. C’est l’occasion de relire les psaumes 121 et 122, ce que fait pour nous l’un des nôtres.
Nous allons directement au mont des Oliviers, lieu prophétique par
excellence, où apparaîtra le Messie. D’ici, vue imprenable sur la ville
avec les explications du guide. Tranquillement installés, nous écoutons
Jean-Marc Thobois qui nous parle de cette coutume ancienne, appelée «
bénédiction des voyageurs », qui consistait autrefois à accueillir ces
derniers qui venaient parfois de loin : du pain pour les réconforter,
posé sur du sel pour rappeler la dureté du travail nécessaire à l’homme
pour trouver sa nourriture et du vin. Ce fut un tel repas que
Melchisédek offrit à Abraham lorsque ce dernier revint de son combat
victorieux contre les rois (Genèse 14.18).
Au jardin des Oliviers, où nous sommes rejoints par les passagers des
cars 2 et 3, nous rassemblons dans ce décor sobre et qui évoque tant, pour écouter une méditation apportée par le pasteur Dany Hameau, le
président de la Fédération Evangélique de France. Gethsémané nous parle
de la souffrance et du sacrifice, de la prière et de la soumission à la
volonté de Dieu, même lorsque celle-ci n’est pas agréable à entendre.
Nous achevons ces moments en chantant « Entre tes mains j’abandonne
tout ce que j’appelle mien » dont les paroles correspondent tout à fait
à ce que nous venons d’entendre.
L’après-midi commence par une visite à la Cour suprême. Ce monument
moderne résume de manière élégante et sobre les vertus nécessaires à
une nation : la vérité, la justice, l’équilibre et l’élévation vers le
haut. Notre guide s’appelle David Moatti et nous conduit même dans une
salle d’audience où nous restons quelques minutes dans un silence
respectueux, ce qui est normal, et perplexe, ce qui est inévitable
(c’est vraiment de l’hébreu…).
Rassurés quant à la justice de ce pays, nous allons vers l’autre
rendez-vous important juste à côté à la Knesseth, le Parlement, où nous
sommes reçus par Monsieur David Tal, député et président de la
commission France – Israël. Cette réunion intervient après une reunion
avec des représentants du monde évangélique à l’ambassade d’Israël à
Paris, les autorités israéliennes soient montré intéressées par le fait
de mieux connaître les représentants des évangéliques français. Nous
avons droit à des boissons, puis c’est le discours aimable de Monsieur
Tal et la réponse de Stephane Lauzet pour le CNEF. Les évangéliques ont
en commun avec les juifs au moins deux choses : ils aiment la Bible et
ont étés souvent dans divers pays des minorités persécutées. Un échange
de cadeaux et autres amabilités terminent cette réunion. Nous ne sommes
guère habitués à ce genre de rencontre mais nous devons toujours être
aimables et respectueux envers les autorités. Il était important de le
manifester, d’autant plus que des milliers de chrétiens évangéliques se
réunissent maintenant dans ce pays.
Ce soir nous allons visiter le tunnel sous le Mur, puis nous recevrons
lors d’un repas un rabbin. Je n’en sais pas plus pour l’instant ; on
verra.
Fraternellement.
Gérard Fo