Nous sommes dans les mois de la «grande évasion» ! Les mois de juillet et d’août ont donné, de ce fait, les mots «juillettistes», et «aoûtiens» ! Il faut faire un «break» ! On pourrait tout aussi bien parler de coupure ! Cependant, la plupart du temps on entend cette remarque : «On est heureux de partir, mais aussi de revenir chez soi.» C’est un privilège d’avoir un «chez soi». Je pense à l’Eglise locale. Nous l’avons quittée, ou la quitterons de corps pendant trois ou quatre semaines. Sommes-nous contents de la retrouver ? N’est-elle pas notre «chez nous» spirituel ? L’Ecriture dit : «Ils allèrent vers les leurs» (Actes 4/23). Les apôtres Pierre et Jean, persécutés, avaient besoin de ce foyer spirituel. «L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné» (Romains 5/5). Amour pour Dieu et notre prochain. Nous pouvons et devons aimer l’Eglise locale. Certains croyants ne sont membres d’aucune Eglise locale mais prétendent être membres de l‘Eglise universelle. Comment peut-on aimer des croyants que l’on ne voit ni ne connaît ? N’y a-t-il pas une illusion ? On ne peut pas butiner d’une Eglise à l’autre. Nous ne sommes pas des abeilles. Il y a des vacances qu’il vaut mieux ne pas prendre. « N’abandonnez pas votre Assemblée comme quelques-uns ont pris l’habitude de le faire » (Hébreux 10/25. Ne soyons pas instables ni infidèles. Respecter les membres de notre Eglise locale, c’est se respecter soi-même. Le second commandement, semblable au premier, nous dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22/39). « Celui qui aime (sa femme) s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair, mais… » (Ephésiens 5/28-29). « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1 Jean 4/20). Bonne rentrée…dans votre Eglise locale !
Ce texte, signé par Roger Copin, est dédié à tous les chrétiens qui partent en vacances. Paru dans la revue Pentecôte de juillet 1998, il n’a rien perdu de sa pertinence.
Pasteur Roger COPIN (+)
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