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CES MOTS QUI DISPARAISSENT ... Par Gérard FO

Chose curieuse, autant notre époque est impudique (les images obscènes s’étalent partout, même sous les yeux des enfants, sans que personne ne réagisse vraiment) autant nous n’entendons plus appeler le mal par son nom. Par exemple, vous n’entendez plus dire d’un élève qu’il est paresseux, mais qu’il est «en échec scolaire», les quartiers où règnent l’insécurité sont appelé des «quartiers sensibles». Celui qui se repaît de films pornographiques est un bon vivant, voire un homme de goût et non un «voyeur».

Où sont les prophètes qui font entendre la voix de Dieu à un monde qui se perd ?
Jean-Baptiste est allé dire au roi Hérode qu’il n’avait pas le droit d’aller vers la femme de son frère ; aujourd’hui, on parlerait, de manière neutre, de «famille recomposée». Dans le même ordre d’idée, un professeur faisant des reproches à un élève qui fume ou arrive en retard en classe, n’est plus qualifié de courageux mais d’imprudent, voire d’inconscient…
Les chrétiens ne devraient pas succomber à cette mode. Que Dieu nous aide à parler vrai.
Par exemple, dans le Nouveau Testament, le mot «anathème» est utilisé six fois dans le sens de «maudit, livré au malheur». Paul appelle l’anathème sur ceux qui prêchent un autre Evangile (Galates 1/8,9) ou qui n’aiment pas le Seigneur (1 Corinthiens 16/22). Cette expression est bannie du vocabulaire chrétien actuel, soit parce que les raisons qui font que quelqu’un devrait être «anathèmisé» ont disparu, soit, plus probablement, parce que l’on n’ose plus l’employer de crainte d’apparaître comme sectaire !
Un mauvais berger qui s’introduit, tel un loup cruel, dans le troupeau paisible que constitue une Eglise locale fidèle est rarement appelé un «diviseur» mais un «frère séparé»…
Heureusement, la Parole de Dieu est la vérité. C’est pour cela qu’elle subsiste : le mensonge n’a pas d’avenir. «Le monde passe et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» (1 Jean 2/17)
Pour nous, c’est vers celui qui dit toujours la vérité, même quand elle fait mal, que nous voulons nous tourner, car la vérité rend libre et, pour tout dire, elle sauve ! «Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t'inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes.» (Matthieu 22:16)

Gérard Fo

article daté du 02-05-2006
   


 

 

 

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